Ci-dessous, vous trouverez quelques éléments issus de notre code de déontologie

 

La formation de base 

 

Le sexologue ne pratique sa profession qu’après avoir acquis une formation suffisante selon les données actuelles des sciences sexologiques, formation reconnue par la SSUB. La formation comporte au moins deux aspects :

 

a) Un diplôme. Un diplôme de 2ème ou 3ème cycle délivré par l’Institut d’Etudes de la Famille et de la Sexualité de l’UCL, soit par la Section Sexologie de l’Ecole de Santé Publique de l’ULg, soit par un autre Institut universitaire équivalent.

 

b) Une mise en question personnelle. Sans précision ni obligation du modèle de référence, il est souhaitable que le sexologue ait pu, à un moment donné de sa formation, se soumettre à un travail d’évolution personnelle.

 

Après évaluation approfondie des problèmes énoncés par le patient, le sexologue clinicien informe celui-ci du procédé thérapeutique et du cadre. Il est tenu de répondre aux questions des patients concernant ses formations, compétences et questions éthiques.

 

Le sexologue exerce sa profession dans un lieu professionnel qui offre des conditions d’accueil, de discrétion et de calme, que ce soit dans un bureau privé, dans un centre hospitalier ou dans un organisme tel, par exemple, un centre de consultation.

 

Tout contact sexuel entre un sexologue et son patient est formellement interdit dans le cadre thérapeutique. Le sexologue veille à éviter tout ce qui pourrait être de nature à rompre le processus thérapeutique. Il doit, entre autres, s’abstenir de tout passage à l’acte au niveau sexuel, verbal ou non, agréable ou agressif.

 

Le sexologue ne peut pratiquer de touchers corporels d’exploration ou d’étude de la sensibilité sexuelle dans un but de diagnostic, de traitement ou de recherche.

 

Le secret professionnel

 

Il s’étend à ce que le praticien a vu, connu, appris, constaté, découvert ou surpris dans l’exercice de sa profession. Il porte notamment aussi sur le fait même du recours du patient au sexologue.

Exceptions : Le sexologue peut informer les autorités judiciaires lorsqu’il apprend dans le secret de la consultation que des violences se préparent contre la vie d’une personne. Lorsqu’il s’agit de la protection d’un enfant, la dénonciation aux autorités judiciaires ou aux instances prévues à cet effet doit l’emporter sur l’obligation du silence.

 

 Le secret partagé

 

Avec l’assentiment du patient, le praticien peut transmettre des éléments couverts par le secret professionnel à un ou des tiers collègues également soumis au secret professionnel et uniquement lorsque cette transmission du secret est utile au bon déroulement du travail de consultation.