Etes-vous une nymphomane ?

  • Est-ce que pour vous, ou ceux qui vous connaissent, pensent que vous êtes excessivement préoccupé ou obsédé par la sexualité ?
  • Est-ce qu’il vous arrive de vous sentir obligé d’avoir des rapports sexuels en réponse à des problèmes de stress, d’anxiété ou de dépression ?
  • Est-ce que certains aspects de vos comportements sexuels vous culpabilisent ou vous font honte ?
  • Avez-vous eu de nombreux rapports amoureux courts, intensifs et qui ne vous ont pas satisfaits ?
  •  Etes-vous déprimé après un rapport sexuel ?
  • Devez-vous cacher certains  de vos comportements sexuels ?
  • Est-ce que vos activités sexuelles ont perturbé votre vie familiale ?
  • Vous sentez vous dominé par vos désirs sexuels ?

 

(Questions issues du test de dépistage de l’addiction sexuelle de Carnes, et de l’échelle de comportement sexuel compulsif de Coleman)

 

A titre d’indication, ces quelques questions peuvent attirer votre attention sur ce que peut vivre et ressentir  une personne atteinte de nymphomanie. 

Info : Le terme vient de nymphe (divinité féminine de la mythologie et/ou petites lèvres de la vulve) et de manie (mania en latin signifie folie). D’après le dictionnaire Hachette, la nymphomanie est une exagération pathologique des désirs sexuels chez la femme. C’est un trouble assez rare.

Comme il est très difficile de fixer une norme en terme de désir, la nymphomanie ne répond pas à une définition quantitative.

Une femme nymphomane est donc une femme qui a une exagération pathologique de son appétit sexuel par rapport à la population féminine en général. Il est, bien sûr, très difficile de trouver la limite entre un individu qui a un désir sexuel assez développé, supérieur à la moyenne, et la véritable nymphomane.

C'est la notion de souffrance qui permettra de poser le diagnostic : la sexualité, qu'il s'agisse de rapports sexuels multiples, de masturbation compulsive ou de consommation exacerbée de pornographie, ne s'accompagne pas de plaisir mais elle est excessive pour soulager une forte angoisse.

La nymphomane aura tendance à réduire son partenaire au rôle de jouet sexuel incapable de la satisfaire durablement.

On parle désormais d’addiction sexuelle ou d’hypersexualité et non plus de nymphomanie. C’est un comportement de dépendance qui se traduit par un besoin excessif de rapport sexuel, une utilisation abusive de matériels pornographiques (revues, films…) avec une grande fréquence de la pratique de la masturbation qui fait souffrir la personne.

Les rapports sexuels deviennent des besoins indispensables et impérieux et durant lesquels la patiente n’est jamais satisfaite de la sensation de plaisir et en redemande constamment. D’après plusieurs témoignages, une femme nymphomane n’arrive pas à avoir des sentiments pour son partenaire sexuel, et ne veut même pas avoir un rapport normal avec lui en dehors de la sexualité.

Info   Le masculin de nymphomanie est appelé le satyriasis, qui vient du mot satyre, un demi-dieu de la mythologie grecque.

Quelles sont les causes?

Les causes exactes et le mécanisme de la nymphomanie restent encore imprécis. Des hypothèses ont été cependant avancées :

La nymphomanie pourrait apparaître dans le cadre d’une maladie bipolaire, un trouble de l’humeur caractérisé par des périodes de dépression qui s’alternent avec des périodes d’accès maniaque ; les signes de la nymphomanie se manifestent alors au cours de la période d’excitation et de folie.

La nymphomanie pourrait être liée aux effets secondaires de certains médicaments.

On admet aussi qu’il s’agit d’une instabilité émotionnelle et psychologique probablement liée à des événements vécus et déclencheurs. Et il existerait une prédisposition à la nymphomanie. Le rôle des traumatismes psychologiques sur la patiente n’est pas à négliger : besoin d’affection, besoin de sécurité, comportement de « vengeance » vis-à-vis des hommes…

Les hypothèses sur une mauvaise fonction de certaines zones du cerveau, ou encore un déséquilibre dû à un dysfonctionnement des neurotransmetteurs ont été avancées

Traitements  de la nymphomanie

Il existe bien sûr des pistes de traitement de la nymphomanie !

La psychothérapie et/ou sexothérapie pourra être d'une aide précieuse dans le traitement de cette dysfonction sexuelle, comme dans celle de toute addiction.

Les groupes de soutien à ce type d'addiction deviennent de plus en plus nombreux et le fait d'en parler en groupe, avec d'autres patientes atteintes de la même pathologie, pourra être aussi une forme de thérapie.

La pratique de la pleine conscience peut également aider les patients à diminuer leur honte, leur culpabilité et le stress engendré par leurs comportements

Enfin, un appui thérapeutique médicamenteux sera souvent utile pour réguler cette pulsion sexuelle incontrôlable.

 

Article paru et  écrit par Lagrange Véronique sur www.masantesexuelle.com le 22/04/2014

 

Fantasmer n’est pas anodin : Savez-vous qu’il a été prouvé scientifiquement que les personnes qui ont une baisse du désir présentent également une « carence » en fantasme, en d’autre terme, les hommes et les femmes qui ont des fantasmes ont une sexualité plus épanouie !                                                                                                                       A noter que dans une relation de longue durée, le désir a souvent tendance à s’estomper. Fantasmer peut alors permettre de booster sa libido.

Vivez donc  vos fantasmes, car développez cet imaginaire est bénéfique pour votre santé sexuelle !

Mais à part développer notre imaginaire, peut-on ou  doit-on passer à l’acte ?

Réfléchissez…                                                                                              

Pourquoi vouloir réaliser ce fantasme ? Pour répondre à la demande de son partenaire, lui faire plaisir ou pour faire « comme les autres », pour moi-même… ?

Ces questions sont essentielles car elles vont déterminer votre demande et l’impact que cette demande aura  sur votre partenaire.

Réaliser ses fantasmes peut parfois être plus déstabilisant que satisfaisant.            

 

Que faire si vous êtes en couple et que vous voulez proposer à votre partenaire de réaliser un fantasme ?

Parlez-en !  Dans un climat de confiance et surtout de respect de l’autre, tout est possible. Par contre si votre partenaire ne partage absolument pas votre fantasme, il faudra accepter que ce fantasme reste au niveau de votre imaginaire et ne se produise pas dans la réalité.

Vouloir partager ses fantasmes n’est pas sans risque, vous dévoilez votre sphère intime et éveiller peut-être chez l’autre des inquiétudes.  La communication dans votre couple est primordiale ! Osez dire votre gêne, votre dégoût ou votre curiosité. Il faut sentir ou pas dans le regard de l’autre, dans son comportement si vous pouvez aller plus loin ou pas. Tout est échange…

Si vous envisagez concrètement de passer à l’acte, il est important de mettre des règles, de définir le lieu, les modalités, et les limites de chacun et de les respecter !

Il faut être donc être attentif à l’autre avant, pendant et après la réalisation du fantasme. Echangez vos impressions, partagez vos inquiétudes …

Mais de quels types de fantasme parle-t-on ?

Il existe des fantasmes «light », cela peut-être par exemple, l’envie de faire l’amour dans un endroit précis, avce une ambiance précise, dans des positions différentes, avec des accessoires....                                                                  

D’autres fantasmes plus «hard » : le triolisme, l’échangisme par exemple sont aussi des pratiques qui existent et qui s’affichent de plus en plus dans notre société. Cette pratique n’est pas sans risque pour le couple. Pourquoi ? Une tierce personne intervient dans la relation de couple, et peut dès lors susciter de la jalousie chez votre amoureux, car il vous voit prendre du plaisir avec une autre personne que lui ! Même si le couple se sent prêt, ressent de l’excitation rien qu’à penser à ce fantasme, le passage à l’acte est tout autre et peut bousculer les deux partenaires. Un couple qui voudrait à tout prix réaliser ce genre de fantasme doit être bien préparé (règles, limites) et chacun doit pouvoir exprimer son malaise (s’il existe) avant, pendant et après l’acte.

 

En résumé, ce qu’il faut retenir 

  • Pourquoi ai-je vraiment envie de réaliser un fantasme ?
  • Connaissant mon partenaire, serait-il capable d’entendre mes envies ?
  • Si acceptation, partagez vos impressions, vos inquiétudes, vos questions
  • Si passage à l’acte, préparez ensemble, définissez vos limites, vos règles,…
  • Si non acceptation, laissez alors votre imaginaire vagabonder, et discutez d’autres fantasmes acceptables pour les deux personnes
  • Si vous avez réalisé votre fantasme : discutez-en, ne laissez pas des expériences négatives sans en parler, partagez vos sentiments, vos peurs, votre déception,…mais si c’est une chouette  expérience, nourrissez votre imaginaire, partagez vos émotions et votre joie !

Article paru et écrit par Lagrange Véronique le 21/03/2014 sur www. masantesexuelle.com

Beaucoup de parents se sentent démunis pour parler de sexualité à leurs enfants.

N’avez-vous jamais  été dans "l’embarras" quand votre enfant vous interroge sur une question d’ordre sexuelle ?  Doit-on répondre aux interrogations de son enfant ? Est-ce à vous de parler de ce sujet ? Quand doit-on aborder la sexualité avec nos enfants ?  

Voici quelques pistes de réflexion pour vous aider dans cette démarche.

Les mille premières questions de l’enfant en matière de sexualité se présentent bien avant l’adolescence. Dès son plus jeune âge, l’enfant a une sexualité qui passe par des sensations, par la découverte de son corps et celui des autres. Avec ses mots, à travers ses gestes, l’enfant posera des questions ou adoptera un comportement. A vous d’être prêt à répondre à ses attentes, mais pas seulement…

Quelques conseils 

  • Tenez compte du stade de développement de l'enfant. Les réponses doivent être adaptées à  son âge.
  • Il est peut-être sage de commencer par lui demander ce qu'il sait déjà sur le sujet... vous pourriez être surpris! Cela permettra d'ajuster votre langage et la quantité de renseignements que vous lui donnerez en fonction de ses connaissances initiales.
  • Parlez de vos valeurs, mais sans faire de sermon : « L'éducation sexuelle aide les enfants à comprendre des choses sur leurs corps et les aide à avoir une image positive de leur propre corps. Cela permet également d'insuffler des valeurs familiales à vos enfants. » déclare Barbara Neilson, travailleuse sociale à l'hôpital pour enfant The Hospital for Sick Children de Toronto.
  • Vous avez le droit de vous sentir mal à l'aise ! Tout parent peut se sentir,  à un moment donné ou un autre, pas à la hauteur pour répondre à une question. Il faut simplement l’avouer à son enfant. On peut également reporter la réponse pour y réfléchir ou faire des recherches ensemble. Mais vous ne devez pas vous transformer en  professionnel de la sexualité.
  • Le relais vers un sexologue et/ou psychologue peut être bénéfique quand un couple, une famille, un adolescent souffrent de quelconque manière dans ses relations familiales ou sexuelles. La découverte de l’homosexualité d’un enfant peut par exemple ébranler l’équilibre familial, un lieu où pouvoir déposer ses craintes, ses questions est bien souvent utile.

  

Expliquez quelques principes de base à vos enfants

Il serait bien d’aborder quelques sujets qui pourront fixer des limites et informer les enfants.

  • Le respect de son corps : les limites de la nudité en public, les parties privées de son corps qu’un étranger ne peut toucher, le respect du corps de l’autre.
  • Utilisez des mots du dictionnaire le plus souvent possible : les seins, le pénis, la vulve ne sont pas des mots sales mais naturels.
  • Il existe des livres sur la sexualité qui peuvent devenir un prétexte à la discussion si vous sentez votre enfant timide sur la question mais curieux de savoir.
  • La masturbation peut être également abordée à un moment donné, si vous surprenez votre enfant à le faire en public, en lui expliquant que ces gestes –là doivent se faire dans le cadre privé mais que c’est naturel de découvrir son corps et de se donner du plaisir. Savez-vous que le bébé éprouve déjà ces sensations lorsque vient le moment du change par exemple ! Ce qui signifie que votre enfant a déjà une sexualité !
  • Malgré la nécessité de toutes les mises en garde concernant la contraception, les MST (etc.) il ne faut surtout pas oublier de parler aussi de la sexualité en des termes positifs : la beauté d'un amour partagé, le plaisir, la sensualité, l'affection... Beaucoup de parents ne se concentrent que sur la prévention des dangers associés aux relations sexuelles, comme si la sexualité n'était que danger. Après tout, si vous avez le bonheur d'avoir cet enfant avec qui vous discutez de sexualité... c'est grâce à la sexualité!
  • Quel que soit le sujet, il n'est peut-être pas nécessaire de tout expliquer en même temps. Parlez-lui de l’essentiel et donnez-lui le temps d’absorber l’information, car il pourrait avoir d’autres questions à poser.

Il n'est donc  jamais trop tôt pour parler de sexualité, si l'on adapte les mots au degré de compréhension de l'enfant et qu’on le fait de façon naturelle. L'idéal est d'attendre que votre enfant pose lui-même des questions. Ce qui arrivera inévitablement au moment d'une naissance dans la famille ou chez des amis. Peu à peu, vous lui ferez comprendre qu'avoir un bébé est un choix, grâce à la contraception.

 

Néanmoins, ce qui est aisé dans l'enfance, l'est moins à l'adolescence, car votre enfant risque d'être gêné par ce qu'il considère souvent comme une intrusion dans sa vie privée.

Si vous avez pu établir un dialogue depuis l’enfance, votre ado pourra se retourner vers vous s’il éprouve le besoin de parler de sexualité. Il sait que vous êtes disposé à répondre et surtout à l’écouter. S’il n’y a jamais eu de discussion, il risque de penser que le sujet est tabou, il ne viendra pas vers vous. Ce n’est pas irrémédiable, le dialogue peut reprendre si vous faites preuve d’ouverture d’esprit. Cependant, veillez à ne pas tomber dans le piège du « copain-parent » en lui dévoilant votre propre sexualité dans les détails, vous devez aborder la sexualité de manière générale en partant de ses questions. La sexualité des parents fait partie de la sphère intime du couple, ce n’est pas sain d’évoquer ses propres ébats.

Il est  parfois nécessaire d'ouvrir la discussion, sans l'imposer si vous sentez une réticence de son côté. Faites-lui simplement comprendre que vous pouvez répondre à ses questions ou lui donner des adresses auprès desquelles il pourra se renseigner.

Mais devenu adolescent, votre enfant ne se tournera plus forcément vers vous, il fera ses expériences via ses pairs. Le propre de l’adolescence est de se détourner des figures parentales pour explorer sa sexualité et construire sa personnalité de manière générale. L’essentiel, sera  de garder une porte ouverte pour la discussion.

A noter que l’éducation sexuelle de nos enfants n’est n’a pas seulement réservée aux parents, au contraire elle doit passer par différents intervenants : les éducateurs, les professeurs, la famille, les amis…sont autant de personnes qui vont informer, soutenir et questionner votre enfant.

Et les médias ? Vous avez sans aucun doute remarqué que la sexualité s’affiche sur n’importe quel support et est très accessible. Vous êtes sans doute choqué de certaines images proposées très tôt aux enfants, c’est une réalité ! Pour ne pas que votre ado ne soit confronter qu’à ces images de sexualité virtuelle, il serait intéressant de lui proposer d’autre type de rapport à la sexualité. Interdire n’est pas la solution, mais ouvrir le débat sur ces images, sur d’autre manière d’observer la sexualité  (que par des films porno) peut amener la critique, la réflexion de ce que représente la sexualité aujourd’hui dans notre société.

Pour conclure

La question qui revient souvent : les parents sont-ils vraiment les bonnes personnes pour initier leurs enfants à l’éducation sexuelle ?  Il faut nuancer la réponse : oui car ils sont en première ligne tôt dans l’enfance mais ils ne sont pas seuls. La société propose des relais intéressants via les cours d’éducation sexuel par exemple et peut donc parfaire l’éducation de vos enfants. Soyez  néanmoins attentif à l’évolution de votre enfant et réceptif à ces questionnements si vous désirez faire partie de son éducation, mais ne culpabilisez pas si vous n’arrivez pas à répondre à ces questions, faites-lui part de votre désarroi et proposez lui d’autres alternatives décrites ci-dessus pour ne pas le laisser sans réponse, vous lui  montrerez ainsi du respect et prenez soin de lui.

 

Article paru et écrit par Lagrange Véronique sur le site www.masantesexuelle.com

 

Etes-vous sexuellement compatible ?

arrêt cardiaque
Quelle est cette drôle d’expression ? Suis-je sexuellement compatible avec mon partenaire ?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord nous intéresser à la libido : le désir, également appelé « libido », représente l’énergie de nos pulsions sexuelles et notre recherche instinctive et animale du plaisir. Or, cette énergie varie, tant par son intensité que par sa fréquence, d’une personne à une autre et varie même selon les périodes de notre vie. Pour certains, cette libido sera d’une importance capitale, alors que pour d’autre, elle ne sera qu’un aspect secondaire. On comprend mieux alors à quel point il est rare de trouver une personne avec laquelle on vivra une sexualité réellement compatible.

Mais qu’entend-on par sexuellement compatible ?

Il y a plusieurs facteurs qui vont être intéressants d’analyser pour répondre à cette question.

Le facteur organique pourrait être une des causes d’une sexualité non compatible :

  • La physionomie de l’appendice masculin serait-il en cause dans cette incompatibilité ?

    La réponse est simple, la femme et l’homme dispose chacun de particularité physique leur permettant d’avoir des rapports sexuels normaux car les dimensions de leurs sexes respectifs le permet dans ma plus part des cas. Et Rocco Siffredi me direz-vous ? Son appendice sur-développé serait-il incompatible avec certaines d’entre vous ?Effectivement, il pourrait sans doute provoquer un inconfort physique lors de la pénétration qui pourrait provenir sans doute de l’anatomie de votre vagin mais si celui-ci est bien préparé à recevoir le sexe de l’homme, il ne devrait pas y avoir de difficultés.

  • Quelques chiffres : le vagin mesure en effet 8 cm au repos et 12 en état d’excitation. Un pénis mesure en moyenne entre 12 et 17 cm en érection. Il est donc toujours assez long. Et cela d’autant plus que le point G, zone réputée la plus réceptive au plaisir chez les femmes, et bien, ce point G est situé à 4 cm seulement de l’entrée du vagin.

    Le vagin est par ailleurs prévu par la nature pour se dilater beaucoup, puisqu’il vit des accouchements, il peut toujours accueillir un pénis relativement large.

Cependant, si une femme ressent tout de même des douleurs qu’elle attribue à la taille du sexe de son partenaire, l’essentiel est d’allonger la durée des préliminaires afin de relaxer le vagin, de pratiquer une pénétration très douce pour que le bout du pénis s’adapte, et éventuellement d’ajouter du gel, car la difficulté peut venir d’un manque de lubrification.

C’est alors le moment de communiquer avec son partenaire pour ajuster vos positions, pour créer votre propre danse de l’amour…Une relation sexuelle passe par une bonne communication pour comprendre comment l’autre reçoit vos caresses, de quelle manière il aime exprimer son désir sexuel.

Les psycho-relationnels sont sans doute plus importants à considérer :
Tournons-nous plutôt vers l’aspect psycho-relationnel du couple : en effet bon nombre de comportements peuvent entrainer cette incompatibilité sexuelle.

Y a- t-il un décalage entre votre appétit sexuel et celui de votre partenaire ? Telle est la question à se poser…Autrement dit, pensez-vous que la fréquence des relations sexuelles dans votre couple sont satisfaisantes pour les deux ?

Si vous répondez non, à cette question, c’est sans doute que pour le moment vous n’êtes plus sexuellement compatible. Ce qui ne veut pas dire que vous ne l’avez jamais été, mais la sexualité dans un couple varie énormément à travers le temps. Rappelez-vous vos premiers émois, vous étiez sans aucun doute sur la même fréquence, une nouvelle rencontre amoureuse étant toujours un moment où le désir est à son comble.

Mais la vie d’un couple qui dure n’est pas de tout repos…ou plutôt si, on s’endort sur des pratiques sexuelles répétitives, des moments (le samedi soir de référence) ou des lieux pas très originaux.

Comment sortir de ces moments dans un couple, où la routine s’est installée au point que sexuellement on n’est plus compatible ?

Communiquer est le maître mot de la relation quelle qu’elle soit !

Communiquer sur quoi me direz-vous ? Voici quelques points à aborder pour vous y aider.

  • Parlez du besoin de chacun d’avoir de relations sexuelles : combien de fois par semaine par exemple. Et comparez vos résultats.
  • Demandez-vous quel genre de plaisir aime votre partenaire : fellation, plaisir solitaire, masturbation, etc
  • Quelles sont les positions préférées, les endroits, le moment la plus excitant pour lui ?

Comparez toutes ces réponses, et vous aurez un aperçu de la manière dont l’autre perçoit une sexualité épanouie à quel rythme et de quelle manière. Mais le travail ne va pas s’arrête là, il faut maintenant trouver un terrain d’entente pour que chacun s’y retrouve. A vous de trouver un certain équilibre entre vous pour vous rapprocher le plus des besoins de chacun.

Notons, qu’un décalage trop important de l’appétit sexuel peut néanmoins entraîner des difficultés dans un couple qui peut conduire à la rupture.

Il n’y a pas de norme en matière de fréquence des rapports sexuels, il y a juste deux personnes qui sont seulement sur la même longueur d’onde pour arriver à ce que chacun puisse s’épanouir sexuellement. Si un couple décide de n’avoir qu’un rapport sexuel par semaine et que les partenaires sont satisfaits, ils sont compatibles sexuellement.

Pour conclure

Lors d’une séance de sexothérapie, l’incompatibilité sexuelle peut être travaillée par le couple et peut donc conduire à une sexualité plus harmonieuse lorsque chacun s’est posé les bonnes questions afin de mieux comprendre son propre fonctionnement sexuel, ses propres besoins.

Le sexologue peut vous aider à travers des questionnaires très précis à évaluer votre histoire sexuelle par l’auto-observation.

Il peut ensuite proposer de modifier certains comportements pour ajuster votre sexualité à celle de votre partenaire.

Article Véronique Lagrange, Thérapeute familial et conjugal- sexologue

PortailPsy ChoBienetre

Sources :

  • http://prioritesante.blogs.rfi.fr/article/2015/01/28/la-taille-du-sexe-peut-elle-poser-des-problemes
  • http://www.novafemina.com/sexualite-compatibilite-sexuelle-existe-elle/
  • « Les dysfonctions sexuelles » Trudel G., Presses de l’Université du Québec, 2000